Ankou, danses macabres, gwerzioù et légendes du Barzaz Breiz. La mort dans la culture bretonne du XIVe au XXIe siècle

CONFÉRENCES - PREZEGENNOU

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Plestin-les-Grèves

lundi 3 août à 21 h


An Dour Meur

Au milieu du XIVe siècle, les Bretons ont le sentiment que les quatre cavaliers de l'Apocalypse dévastent la région avec la guerre de Succession (1341-1364), la peste noire (1348), la famine et l'injustice liées aux événements dramatiques du moment. Une culture macabre se met alors en place pour longtemps, marquée par l'obsession de la mort et de l'enfer.

En Bretagne, elle prend un relief particulier du fait de pratiques originales comme l'enterrement dans les églises, la présence des ossuaires ou encore l'apparition d'un nouveau personnage, l'Ankou, son chien et sa charrette. Deux danses macabres bien connues symbolisent bien cette époque difficile (Kermaria an Iskuit et Kernascleden). Cet état d'esprit recule sans doute au XVIIIe siècle mais les folkloristes se chargent de le régénérer au XIXe siècle et la Grande Guerre ravive sans doute les souvenirs les plus sombres. Les missions, toujours actives dans la première moitié du XXe siècle, entretiennent cette ambiance.

C'est après la Seconde Guerre mondiale que les nouveautés qui affectent toute la société bretonne, laïque comme ecclésiastique, font disparaître cet héritage un peu lourd.

Plestinais, Yves Coativy est professeur d'histoire médiévale à l'université de Brest, membre du Centre de recherche bretonne et celtique (UA du CNRS) et président de la Société archéologique du Finistère.

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