Sculpture Élisabeth Oulès

EXPOSITIONS- DISKOUEZADEGOU
Tous les jours du 25 juillet au 23 août
de 14 h 30 à 18 h 30
Entrée libre - 
 

Tréduder

Église Saint-Théodore

Sculpture

Kizellerezh

Élisabeth Oulès
La sculpture d’Élisabeth Oulès dégage force et harmonie. Elle redonne vie et beauté à ces tôles froissées, sans rien leur enlever de leur histoire, qu'elles semblent continuer de raconter à cet homme si seul et fragile... cette silhouette qui vient vers nous, baignée dans la douceur des patines.

L’esthétique et le froissement du métal parviennent à nous faire redécouvrir l’univers d’une humanité solitaire.

« Élisabeth Oulès a une oeuvre forte et originale. La sculpture de cette artiste est un mariage subtil de force et d’harmonie, de métal et de silence. Elle sait apprivoiser l’espace et faire surgir du vide des silhouettes qui semblent guetter ou attendre… Une oeuvre singulière qui mérite une approche attentive. » Ludovic Duhamel, Miroir de l’Art n° 5.

« Complétant une longue et solide formation initiale à l’école de Beaux-Arts de Paris, Élisabeth Oulès s’initie aux techniques du métal. Au moment de s’orienter, hasard et nécessité se conjuguent : à la mort prématurée d'un voisin serrurier, elle hérite de tout le matériel nécessaire. Lorsqu’elle adopte pour longtemps le fer comme unique matériau - au début des années 80 - l’artiste reste parfaitement fidèle au modelage (celui de la terre, du plâtre, du ciment qu’elle a pratiqué pour commencer) : elle ajoute, retranche, creuse, déplace de la matière par petites touches. Pour elle, la réversibilité du geste est primordiale. » Dominique Dalemont, critique d’Art.

« Effacer les premières inscriptions, sans que la matière n’en perde la mémoire. Ces superpositions du geste au fil du temps construisent la figure au présent.
Élisabeth Oulès par les tôles froissées et peintes pose devant nous la frontalité de la matière, violente et abrupte dans laquelle la mémoire ouvre l’oeuvre.
Chez Élisabeth Oulès, du chaos, l’accident fait naître ce qui est. Les tôles broyées sous les tensions de forces intenses, dépassent l’humain dans sa fragilité. Pourtant ce tohu-bohu métallique est maîtrisé, comme la terre sous le pas. Assise titanesque et monumentale, frontalité où le regard se perd, arrêté par le hiératisme de la figure. Le vent des histoires passées a déchiqueté le palais des formes. Il n’en reste que quelques structures verticales et horizontales, dans lesquelles la figure comme en son naos, l’apparition vivante du Dieu à la lumière, prend vie pour intercéder entre les différents plans et donner sa dimension à l’humain.
Le temps n’efface jamais totalement tout, par fines couches de détails il nous construit. Élisabeth Oulès donne sens par cette traversée, cette confrontation, et nous décale sur notre chemin pour nous parler de nous. » Jean-Yves Mesguich, galeriste


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