Tsama do Paço

Tsama do Paço

Ceci est leurs corps

Les traces que déposent les végétaux — leur chimie, leur texture, leur présence — en contact avec le corps humain forment le cœur de cette recherche. Ce contact prolongé réinvente notre représentation du paysage et de la nature. Dans l'église, un voile de soie et des structures légères portent l'empreinte des plantes : couleurs, lignes, formes s'y métamorphosent. Les œuvres invitent à une attention nouvelle portée aux végétaux, ces détails du monde trop souvent inaperçus.

Ma recherche porte sur les traces, dans toutes ses pluralités et renouvellements à inventer, que déposent les végétaux, en relation avec le corps humain. Ce dernier, par le toucher et les multiples relations auxquelles il peut s'enchevêtrer, recueille leur composition chimique, leur texture, leur forme... leur présence. Ce contact entre corps humain et corps végétal est prolongé dans sa capacité à renouveler – réinventer "la notion - représentation" que l'on nomme paysage, étroitement liée à ce que nous conceptualisons encore comme étant la nature.

Dans l'église, un pan de soie, un voile d'Isis se déploie.

Le paysage qui s'y dépose est fait du corps de plantes, couleurs de leur jus, lignes de leur surface... le milieu ici est l'habitat et l'empreinte de leur corps.

Des figures apparaissent sur des structures légères, les plantes se métamorphosent en masques, deviennent créatures ailées.

Dérouler le paysage, suivre la verticalité d'un tronc, flotter comme les algues, devenir visage, les œuvres exposées sont des invites à l'attention envers les inexplorés du paysage, ces détails du monde, les végétaux.

  • Partager sur :

Autres expositions

  • Matthieu Dorval

    Les Officiers Célestes

    Puisant dans l'abstraction et le néo-expressionnisme, ce peintre breton développe une œuvre nourrie du paysage, de la littérature et des sciences. Ses céramiques Les Officiers Célestes, nées d'une résidence en Chine, évoquent ces astronomes anciens qui sondaient le cosmos : suspendues par des fils invisibles, elles semblent défier la gravité. Entre falaises irlandaises et baie de Douarnenez, l'artiste explore sans relâche le chaos des éléments et les mystères de l'Univers.

  • Corinne Joachim

    Entre deux rives

    Corinne Joachim relie terre et verre dans un dialogue entre ombre et lumière. Entre mémoire et souffle, son œuvre tisse fils, matières et racines pour inviter à un voyage intérieur, entre ancrage, transparence et passage d’une rive à l’autre.

  • Catherine d'Hautefeuille

    Vestiges

    Née à Madagascar, marquée par la lumière de la Martinique, cette peintre Bretonne revient à la mer comme à une source vive. Formée à Olivier de Serres et Penninghen, membre de la Fondation Taylor, elle déploie à l'acrylique de grands formats où les rochers du littoral breton deviennent monumentaux, incandescents. Son geste ample et instinctif — nourri de Monet, Bacon, Mitchell — ouvre des toiles à la lisière du figuratif et de l'abstraction, vibrant du souffle du large.

  • Joris Le Dain

    Aux portes de la lumière

    Peintre breton né en 1992, formé à l'École Pivaut de Nantes et reçu à l'Académie des Arts et Sciences de la Mer à 20 ans, il peint en extérieur par tous les temps, face à la mer. Sa recherche : capter la lumière sur les roches littorales, transmettre l'émotion de l'instant. Plus jeune primé au Salon d'Automne de Paris en 2015, ambassadeur des huiles Schaal Colors, ses œuvres figurent dans des collections à travers le monde.

  • Dominique Potard

    Des textiles abandonnés au jardin, livrés aux saisons, deviennent après un patient travail d'archéologie des reliques précieuses. Marqués par la terre, troués, élimés, ces vêtements sont ensuite travaillés pour porter d'autres histoires. Leurs traces, telles des calligraphies d'une civilisation inconnue, guident une création fragile et méticuleuse. Sur les murs, les œuvres prennent vie et invitent à une méditation poétique sur les questions fondamentales : qui sommes-nous, d'où venons-nous, où allons-nous ?

  • Naïg

    Présences

    Peinture à l'huile, puis acrylique — une vie entière consacrée à la toile, nourrie par l'amour de la nature, les Beaux-Arts de Rennes, les fresques et vingt ans d'enseignement. Sur ses toiles où s'entremêlent onirisme et baroque, chaque sujet est un choc amoureux, un message de tendresse adressé au regardeur. Sans jamais se répéter, elle explore la lumière, les feuillages, l'eau, le corps humain et la présence animale — abeilles, oiseaux, faune sauvage — comme pour conjurer leur disparition au bout du pinceau.

  • Paulina Okurowska

    Mosaïste plasticienne d'origine polonaise, elle a fait de l'ardoise bretonne recyclée le cœur de sa recherche. Fragmentée, taillée, inclinée dans le mortier, la pierre révèle sous ses doigts une palette insoupçonnée — du noir profond à l'argent scintillant. Associée à la pâte de verre ou aux feuilles d'or, elle se fait organique, mémorielle, vivante. Ambassadrice des Journées Européennes des Métiers d'Art, lauréate de la Fondation Banque Populaire, ses œuvres figurent dans des collections en France et à l'étranger.

  • Joey Brusquet

    Nourri de formes organiques et de structures naturelles, ce sculpteur abstrait cherche à en révéler l'essence profonde. Il en naît un univers hypnotique où transparences, reflets et matières semblent respirer. Ses sculptures explorent attraction, tension, équilibre et flux — le métal dialogue avec le volatil, la gravité côtoie le mouvement. Entre énergie contenue et élan silencieux, ses créations suspendent le temps et invitent à une contemplation sensible.

  • François Montliau

    Organisées autour de l'équilibre de forces contraires, ces sculptures conjuguent formes rondes et lumineuses face à des éléments tranchants et bruts, douceur de l'albâtre contre rudesse du métal, blanc contre noir. Aucun des termes du conflit ne l'emporte : l'œuvre vit précisément de cette tension maintenue, sans résolution ni fusion. Tragiques et érotiques au sens de Bataille, ces sculptures sont des combats silencieux et inépuisables.