Matthieu Dorval

Matthieu Dorval

Les Officiers Célestes

Puisant dans l'abstraction et le néo-expressionnisme, ce peintre breton développe une œuvre nourrie du paysage, de la littérature et des sciences. Ses céramiques Les Officiers Célestes, nées d'une résidence en Chine, évoquent ces astronomes anciens qui sondaient le cosmos : suspendues par des fils invisibles, elles semblent défier la gravité. Entre falaises irlandaises et baie de Douarnenez, l'artiste explore sans relâche le chaos des éléments et les mystères de l'Univers.

Ils plongeaient il y a mille ans leurs yeux dans le noir infini de la nuit. Ils cartographiaient l’espace et les étoiles, sondaient le cosmos afin d’annoncer à L’Empeur les augures et les prémonitions écrites sur la voûte céleste.

Ainsi naquit en Chine les prémices de la connaissance du ciel et des étoiles. Ce faisant, au cours des siècles et jusqu’à maintenant ils furent de ceux qui tentent de percer les mystères de l’Univers, du temps, de la matière de l’énergie.

Les pièces de céramiques sont suspendues et assurées par un fil de nylon. L’effet consiste à rendre ces fils invisibles et donner à voir des pierres en suspension dans le vide. L’ensemble de ces pierres suspendues «mystérieusement» provoque une sensation contre-intuitive d’objets non assujettis à la force de gravité.

Peintre né à Brest. Matthieu Dorval développe les innovations plastiques nées des mouvements abstraits et néo-expressionnistes. L’instantanéité de son geste, la vivacité des couleurs, l’harmonie de ses compositions expriment l’immuable force poétique des éléments.

Sa peinture se nourrit autant de l’observation méticuleuse du paysage, que de la littérature scientifique et des grands auteurs : Victor Hugo, Xavier Grall, Victor Segalen…

Il découvre la Chine, séjourne en 2016 en résidence au Red Brick Art Museum à Pékin et participe au projet international “Ailleurs est Ici”. En 2018, il est invité au Shangyu Ceramic Art Center et y entreprend une série de céramiques, Les Officiers célestes, qui entre dans les collections du musée. Il réside à la China Academy of Art à Hangzhou.

Toujours, il retourne explorer le chaos des tempêtes, les falaises irlandaises.

L’artiste vit et travaille en Bretagne au bord de la baie de Douarnenez.
Matthieu Dorval a débuté sa carrière artistique dans la gastronomie. Après quatre années de formation au Lycée Hôtelier de Dinard, il a travaillé dans les cuisines de plusieurs grands restaurants parisiens.

Pendant cette période, grâce à des amis étudiants à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris et à la bienveillance de professeurs qui ont remarqué son intérêt et sa perspicacité, il a suivi des cours en auditeur libre l'après-midi et le soir.

Il s'est familiarisé avec les maîtres anciens au Louvre, au Musée d'Orsay, au Centre Pompidou, ainsi qu'avec les grands artistes contemporains exposés dans les galeries parisiennes.

En 1994, il est devenu professeur de gastronomie et obtient son diplôme de Professeur titulaire de gastronomie à l’Éducation Nationale. Parallèlement, il approfondit sa connaissance et sa pratique de l'art.

En 2004, il rencontre sa femme Chloé Batissou, auteure et journaliste littéraire, et décide de consacrer sa vie à la peinture.

Ses dernières expositions :

  • 2025. « Regardez les nuages », Galerie Grégoire Courtois, Dinard, France
  • 2024. “L’Aber Automne Hiver”, Galerie Isabelle Laverny, Paris, France
  • 2023. “Color change”, Santa Fe Art Institute, Nouveau-Mexique, USA.
  • 2023. “Men Brial – À l’infini nul n’est tenu”, Espace d’art contemporain Lucien Prigent, Landivisiau, France.
  • 2023. “La Chambre des Cartes”, Studiolo le 17, Paris, France.
  • 2023. “J’irai là où tout a commencé”, Espace culturel Bertin Poirée, Paris, France.
  • 2022, “Sémaphoriste”, Galerie Grégoire Courtois, Dinard, France.
  • 2022, “Officiers Célestes”, Jiang Art Museum, Nanchang, Chine.
  • 2022, Sortie de résidence, Musée Manoli, Dinard – La Richardais, France
  • 2021, “J’irai là où tout a commencé” [I will go to the place where it all started], Galerie Grégoire Courtois, Dinard, France.
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Autres expositions

  • Corinne Joachim

    Entre deux rives

    Corinne Joachim relie terre et verre dans un dialogue entre ombre et lumière. Entre mémoire et souffle, son œuvre tisse fils, matières et racines pour inviter à un voyage intérieur, entre ancrage, transparence et passage d’une rive à l’autre.

  • Catherine d'Hautefeuille

    Vestiges

    Née à Madagascar, marquée par la lumière de la Martinique, cette peintre Bretonne revient à la mer comme à une source vive. Formée à Olivier de Serres et Penninghen, membre de la Fondation Taylor, elle déploie à l'acrylique de grands formats où les rochers du littoral breton deviennent monumentaux, incandescents. Son geste ample et instinctif — nourri de Monet, Bacon, Mitchell — ouvre des toiles à la lisière du figuratif et de l'abstraction, vibrant du souffle du large.

  • Tsama do Paço

    Ceci est leurs corps

    Les traces que déposent les végétaux — leur chimie, leur texture, leur présence — en contact avec le corps humain forment le cœur de cette recherche. Ce contact prolongé réinvente notre représentation du paysage et de la nature. Dans l'église, un voile de soie et des structures légères portent l'empreinte des plantes : couleurs, lignes, formes s'y métamorphosent. Les œuvres invitent à une attention nouvelle portée aux végétaux, ces détails du monde trop souvent inaperçus.

  • Joris Le Dain

    Aux portes de la lumière

    Peintre breton né en 1992, formé à l'École Pivaut de Nantes et reçu à l'Académie des Arts et Sciences de la Mer à 20 ans, il peint en extérieur par tous les temps, face à la mer. Sa recherche : capter la lumière sur les roches littorales, transmettre l'émotion de l'instant. Plus jeune primé au Salon d'Automne de Paris en 2015, ambassadeur des huiles Schaal Colors, ses œuvres figurent dans des collections à travers le monde.

  • Dominique Potard

    Des textiles abandonnés au jardin, livrés aux saisons, deviennent après un patient travail d'archéologie des reliques précieuses. Marqués par la terre, troués, élimés, ces vêtements sont ensuite travaillés pour porter d'autres histoires. Leurs traces, telles des calligraphies d'une civilisation inconnue, guident une création fragile et méticuleuse. Sur les murs, les œuvres prennent vie et invitent à une méditation poétique sur les questions fondamentales : qui sommes-nous, d'où venons-nous, où allons-nous ?

  • Naïg

    Présences

    Peinture à l'huile, puis acrylique — une vie entière consacrée à la toile, nourrie par l'amour de la nature, les Beaux-Arts de Rennes, les fresques et vingt ans d'enseignement. Sur ses toiles où s'entremêlent onirisme et baroque, chaque sujet est un choc amoureux, un message de tendresse adressé au regardeur. Sans jamais se répéter, elle explore la lumière, les feuillages, l'eau, le corps humain et la présence animale — abeilles, oiseaux, faune sauvage — comme pour conjurer leur disparition au bout du pinceau.

  • Paulina Okurowska

    Mosaïste plasticienne d'origine polonaise, elle a fait de l'ardoise bretonne recyclée le cœur de sa recherche. Fragmentée, taillée, inclinée dans le mortier, la pierre révèle sous ses doigts une palette insoupçonnée — du noir profond à l'argent scintillant. Associée à la pâte de verre ou aux feuilles d'or, elle se fait organique, mémorielle, vivante. Ambassadrice des Journées Européennes des Métiers d'Art, lauréate de la Fondation Banque Populaire, ses œuvres figurent dans des collections en France et à l'étranger.

  • Joey Brusquet

    Nourri de formes organiques et de structures naturelles, ce sculpteur abstrait cherche à en révéler l'essence profonde. Il en naît un univers hypnotique où transparences, reflets et matières semblent respirer. Ses sculptures explorent attraction, tension, équilibre et flux — le métal dialogue avec le volatil, la gravité côtoie le mouvement. Entre énergie contenue et élan silencieux, ses créations suspendent le temps et invitent à une contemplation sensible.

  • François Montliau

    Organisées autour de l'équilibre de forces contraires, ces sculptures conjuguent formes rondes et lumineuses face à des éléments tranchants et bruts, douceur de l'albâtre contre rudesse du métal, blanc contre noir. Aucun des termes du conflit ne l'emporte : l'œuvre vit précisément de cette tension maintenue, sans résolution ni fusion. Tragiques et érotiques au sens de Bataille, ces sculptures sont des combats silencieux et inépuisables.