Catherine d'Hautefeuille
Vestiges
Née à Madagascar, marquée par la lumière de la Martinique, cette peintre Bretonne revient à la mer comme à une source vive. Formée à Olivier de Serres et Penninghen, membre de la Fondation Taylor, elle déploie à l'acrylique de grands formats où les rochers du littoral breton deviennent monumentaux, incandescents. Son geste ample et instinctif — nourri de Monet, Bacon, Mitchell — ouvre des toiles à la lisière du figuratif et de l'abstraction, vibrant du souffle du large.
Catherine d’Hautefeuille célèbre les rochers du littoral breton dans une série habitée par le souffle du large. Ces vestiges éternels, sculptés par l’érosion et le temps, tiennent tête au flux et au reflux avec une énergie farouche.
Diplômée de l’École Olivier de Serres, formée à l’École supérieure d’arts graphiques Penninghen puis aux Ateliers Beaux-Arts de la Ville de Paris, membre de la Fondation Taylor, elle peint depuis toujours — avec la constance de celles que rien ne détourne de leur élan.
Son amour de la mer s’enracine dans une vie traversée par les horizons : née à Madagascar, marquée par la lumière de la Martinique, elle revient en Bretagne comme on retrouve une source vive.
Depuis, l’élément marin irrigue toute son œuvre.
Pendant vingt ans, elle traque formes et couleurs à l’aquarelle, sur le motif, aux Antilles, à Paris, comme sur les côtes bretonnes, été comme hiver. Les pinceaux s’élargissent, le geste s’affirme, se libère, cherchant la grâce du mouvement et l’intensité du vivant.
Aujourd’hui, à l’atelier, elle déploie de grands formats à l’acrylique, travaillés à la brosse large. Les rochers deviennent monumentaux, vibrants, presque incandescents. On y sent la force du vent, la poussée du magma, la gifle des éléments, la danse infinie entre la roche et l’eau.
Sa peinture est ample, instinctive, lyrique. Le pinceau frappe, glisse, frotte, éclabousse — il respire. Les couches s’accumulent, les matières se répondent, et de la profondeur surgissent des éclats inattendus, comme des gemmes révélées par la lumière.
Nourrie par les paysages intérieurs des maîtres chinois, par la lumière de Claude Monet, la tension de Francis Bacon et l’énergie de Joan Mitchell, Catherine d’Hautefeuille affirme une peinture du geste, libre et vibrante.
À la lisière du figuratif et de l’abstraction, ses toiles ne se contentent pas de représenter : elles invitent. Elles ouvrent un espace sensible où le visiteur entre, porté par le rythme, la matière et la respiration du monde.