Naïg

Naïg

Présences

Peinture à l'huile, puis acrylique — une vie entière consacrée à la toile, nourrie par l'amour de la nature, les Beaux-Arts de Rennes, les fresques et vingt ans d'enseignement. Sur ses toiles où s'entremêlent onirisme et baroque, chaque sujet est un choc amoureux, un message de tendresse adressé au regardeur. Sans jamais se répéter, elle explore la lumière, les feuillages, l'eau, le corps humain et la présence animale — abeilles, oiseaux, faune sauvage — comme pour conjurer leur disparition au bout du pinceau.

Ma vie est une vie de peinture, dans l'amour de la nature, bien avant même ma formation aux Beaux-Arts de Rennes puis le travail de commandes pour toutes sortes de fresques, et depuis 20 ans, l'enseignement du dessin et l'acrylique.

Mon travail de peintre utilise un médium classique, peinture à l'huile sur lin. Mais aujourd'hui, plus souvent l'acrylique me permet de faire se succéder les couches, de revenir et toujours reprendre, refaire, re-nourrir, avec une façon plus rêche, peut-être plus ingrate que l'huile moelleuse, mais aussi plus immédiate, en accord avec le rythme de la vie comme elle va. Inspirée par la beauté, je gagne de toile en toile, autant d'aventures, une grande maîtrise technique affinée par le désir d'apporter à mes élèves la meilleure réponse.

Je veux parler d'harmonie sur mes toiles où l'onirisme et le baroque se mêlent. Un coup de cœur, un choc amoureux de peintre devant la beauté, et je raconte, adressant au regardeur un message positif plein de tendresse. L'Art a ce pouvoir de changer les perspectives, d'offrir aux yeux fatigués de grisailles une bienfaisante esthétique et, je le voudrais, d'adoucir la vie des gens...

Je ne me contrains jamais à une seule manière répétée. Chaque toile ouvre son univers qui peut être brusque, d'un pinceau large et vif, une peinture rapidement définitive. D'autres fois léchée, admirative de la nature et le pinceau s'affine, fouillant le détail. La lumière, le motif inépuisable des feuillages, l'eau vivante, le corps humain-animal ouvrent des variations qui multiplient les approches picturales à l'infini... Aussi l'ensemble des toiles riche et multiple, constitue le kaléidoscope d'un monde, autobiographique, démonstratif et généreux.

La présence animale y est une grande préoccupation. J'en ai besoin et la voudrais grouillante ! Il nous est insupportable de la voir fondre autour de nous et disparaître les insectes, les oiseaux, la faune sauvage... Ma peinture m'ouvre une vision où il est possible de faire naître des abeilles au bout de son pinceau.

Dans la chapelle Saint-Efflam, les murs portent déjà des images : les fresques racontant la vie du saint traversent l’espace et déploient leur récit. Mes toiles viennent s’y suspendre, légères, comme des fragments de nature et de rêve. Entre ces peintures murales, expressives et habitées, et mes images plus libres, feuillages, présences animales, lumières mouvantes, un dialogue silencieux s’installe : deux manières de regarder le monde, séparées par le temps mais réunies par le geste de peindre.

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Autres expositions

  • Matthieu Dorval

    Les Officiers Célestes

    Puisant dans l'abstraction et le néo-expressionnisme, ce peintre breton développe une œuvre nourrie du paysage, de la littérature et des sciences. Ses céramiques Les Officiers Célestes, nées d'une résidence en Chine, évoquent ces astronomes anciens qui sondaient le cosmos : suspendues par des fils invisibles, elles semblent défier la gravité. Entre falaises irlandaises et baie de Douarnenez, l'artiste explore sans relâche le chaos des éléments et les mystères de l'Univers.

  • Corinne Joachim

    Entre deux rives

    Corinne Joachim relie terre et verre dans un dialogue entre ombre et lumière. Entre mémoire et souffle, son œuvre tisse fils, matières et racines pour inviter à un voyage intérieur, entre ancrage, transparence et passage d’une rive à l’autre.

  • Catherine d'Hautefeuille

    Vestiges

    Née à Madagascar, marquée par la lumière de la Martinique, cette peintre Bretonne revient à la mer comme à une source vive. Formée à Olivier de Serres et Penninghen, membre de la Fondation Taylor, elle déploie à l'acrylique de grands formats où les rochers du littoral breton deviennent monumentaux, incandescents. Son geste ample et instinctif — nourri de Monet, Bacon, Mitchell — ouvre des toiles à la lisière du figuratif et de l'abstraction, vibrant du souffle du large.

  • Tsama do Paço

    Ceci est leurs corps

    Les traces que déposent les végétaux — leur chimie, leur texture, leur présence — en contact avec le corps humain forment le cœur de cette recherche. Ce contact prolongé réinvente notre représentation du paysage et de la nature. Dans l'église, un voile de soie et des structures légères portent l'empreinte des plantes : couleurs, lignes, formes s'y métamorphosent. Les œuvres invitent à une attention nouvelle portée aux végétaux, ces détails du monde trop souvent inaperçus.

  • Joris Le Dain

    Aux portes de la lumière

    Peintre breton né en 1992, formé à l'École Pivaut de Nantes et reçu à l'Académie des Arts et Sciences de la Mer à 20 ans, il peint en extérieur par tous les temps, face à la mer. Sa recherche : capter la lumière sur les roches littorales, transmettre l'émotion de l'instant. Plus jeune primé au Salon d'Automne de Paris en 2015, ambassadeur des huiles Schaal Colors, ses œuvres figurent dans des collections à travers le monde.

  • Dominique Potard

    Des textiles abandonnés au jardin, livrés aux saisons, deviennent après un patient travail d'archéologie des reliques précieuses. Marqués par la terre, troués, élimés, ces vêtements sont ensuite travaillés pour porter d'autres histoires. Leurs traces, telles des calligraphies d'une civilisation inconnue, guident une création fragile et méticuleuse. Sur les murs, les œuvres prennent vie et invitent à une méditation poétique sur les questions fondamentales : qui sommes-nous, d'où venons-nous, où allons-nous ?

  • Paulina Okurowska

    Mosaïste plasticienne d'origine polonaise, elle a fait de l'ardoise bretonne recyclée le cœur de sa recherche. Fragmentée, taillée, inclinée dans le mortier, la pierre révèle sous ses doigts une palette insoupçonnée — du noir profond à l'argent scintillant. Associée à la pâte de verre ou aux feuilles d'or, elle se fait organique, mémorielle, vivante. Ambassadrice des Journées Européennes des Métiers d'Art, lauréate de la Fondation Banque Populaire, ses œuvres figurent dans des collections en France et à l'étranger.

  • Joey Brusquet

    Nourri de formes organiques et de structures naturelles, ce sculpteur abstrait cherche à en révéler l'essence profonde. Il en naît un univers hypnotique où transparences, reflets et matières semblent respirer. Ses sculptures explorent attraction, tension, équilibre et flux — le métal dialogue avec le volatil, la gravité côtoie le mouvement. Entre énergie contenue et élan silencieux, ses créations suspendent le temps et invitent à une contemplation sensible.

  • François Montliau

    Organisées autour de l'équilibre de forces contraires, ces sculptures conjuguent formes rondes et lumineuses face à des éléments tranchants et bruts, douceur de l'albâtre contre rudesse du métal, blanc contre noir. Aucun des termes du conflit ne l'emporte : l'œuvre vit précisément de cette tension maintenue, sans résolution ni fusion. Tragiques et érotiques au sens de Bataille, ces sculptures sont des combats silencieux et inépuisables.